Lorsqu’en 2011, l’un des centres partenaires de ce projet, IRIBA, a sollicité Limonade & Co pour l’accompagner dans la création d’un centre multimédia au Rwanda, la question du recensement des sources d’archives audiovisuelles s’est immédiatement posée.

Comment disposer d’un outil facilitant le repérage des sources d’archives ? Par quel biais, mettre en relation les détenteurs d’archives audiovisuels, les ayant-droits ou encore les chercheurs qui identifient souvent des archives, avec les centres dont la mission principale est de collecter, de traiter et de mettre à disposition ce patrimoine audiovisuel ? Comment décrire suivant des normes internationales les matériaux identifiés ? Comment valoriser l’existence des collections audiovisuelles, sources de connaissance et de meilleure compréhension de l’histoire d’un pays ? Comment assurer la visibilité de ces patrimoines audiovisuels au-delà des frontières ? Et enfin comment mettre en partage les expériences des centres dédiés à la sauvegarde de la mémoire audiovisuelle ?

De la concordance de besoins à la nécessité de constituer un réseau d’initiatives visant à la sauvegarde de patrimoines audiovisuels

Toutes ces interrogations se posent dans les contextes de pays tels que le Rwanda ou le Cambodge ayant subi des vagues d’émigration successives au cours de son histoire et dont la diaspora importante peut constituer une contribution non négligeable à la reconstitution de patrimoines audiovisuels.
Aussi l’idée a germé de proposer aux centres désireux d’utiliser deux outils libres existants (ICA-Atom et Omeka) à partir d’une plateforme unique afin de renforcer leurs propres capacités en matière de repérage de sources d’archives et de valorisation de leurs collections.
A la concordance des besoins, s’est ajoutée la nécessité de constituer une sorte de réseau d’initiatives lancées souvent par des non professionnels des archives.
Il est fort à parier que d’autres initiatives (Haïti…) sont déjà prêtes à rejoindre le réseau qui est lancé via la plateforme NLI.